Accueil Date de création : 19/06/07 Dernière mise à jour : 29/11/11 17:37 / 30 articles publiés

Pensée...  (Nos compositions) posté le lundi 21 novembre 2011 21:50


 

 Prenez la première lettre de chaque vers et tout sera dit

A cet instant glacial où tout sembla si fade,

Le bon goût des arômes  et le parfum des fleurs

A cet instant la lumière sembla malade,

Mourant avec elle les plus vives des couleurs.

Et les voix prirent des accents sourds figeant l'âme.

 

Maudit messager, porte le vent du trépas,

Ouragan arrachant un pré de lilas blancs

Impitoyable argile où l'iris ne repousse pas

Reste donc en enfer, oublie son nom, son sang

Epanche ta soif de douleur, range cette lame

 

Dorénavant les ronces poussent dans les cœurs

Ecorchent l'avenir et déchirent la terre.

Tout à coup sous la croix tombe un nouveau voyageur

Happé par son destin laissant un monde amer

Où une famille endeuillée pleure ce drame.

 

Maintenant que tout s'est achevé dans le temps,

Autre tourment, c'est lui qu'il faudra supporter :

Ses  saisons, ses fêtes, Noëls et jours de l'An.

Sans avoir la chair de sa chair à ses côtés,

A quoi bon se réjouir, las de ce monde infâme.

 

Ne  contemplant qu'au-delà de ce qui est visible,

Tant bien que mal engagés sur le long chemin

Intérieur de la foi, sûr mais souvent pénible,

Nous prions Dieu ou Bouddha dans notre jardin,

Ici d'un myosotis on ravive la flamme.

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Let it be  (Reprises) posté le jeudi 10 novembre 2011 12:19

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Act naturally  (Reprises) posté le lundi 07 novembre 2011 19:10

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Un an, un enfer  (Nos compositions) posté le mercredi 29 décembre 2010 01:33


Il y eut d'abord les paillettes d'un siècle nouveau

Des femmes en robes longues, des épingles à chapeaux

Se déliant et se libérant de leurs corsets.

Les premières Gauloises que les hommes fumaient

Dans les guinguettes des bords de Seine ou de Loire

Il y eut le Montmartre des peintres et du Bateau-lavoir

La fin de la bande à Bonnot, les premiers Tangos

Les premières fièvres du Métro

Les bourgs vivants aujourd'hui hameaux

 

C'était l'été, champs de blé parsemés de bleuets

De marguerites, de coquelicots

Attendant la faux et le couteau

C'était la promesse d'une aube nouvelle, la paix.

Puis vint le temps des voyageurs

Partant sans bagage laissant là leur labeur

Troquant femmes, enfants et fiancées

Pour un uniforme mal coupé, un képi cabossé.

Ils comprirent vite que cette guerre n'avait aucun sens

Et dont l'utilité vint à ne plus être évidence

De faux espoirs en faux espoirs

De dernières batailles en dernières batailles

Impossible pour ces hommes de prévoir

La fin des combats, la fin de la mitraille.

Déjà la propagande battait son plein

Et chacun perdait un ami en chemin

Les mobilisés de la première heure

Vivaient là l'enfer, l'horreur

Entre les meurtres hier

Et les morts qui vous hantent

La moisson sera meurtrière

Et les vendanges sanglantes

 

Automne

Saison de pluie, de feuilles mortes et de terre

Des lignes de fronts, des hommes qui s'enterrent

Fête des morts et du marbre scellé

Des veuves voilées et des rêves brisés

Saison de la souffrance et des corps mutilés

Le prénom d'une mère une dernière fois hurlé.

La fournaise des combats, Ouragans de fer et de feu

Nos seuls compagnons, les corbeaux et Dieu

 

Hiver

Saison des tracas de la nature

Des pieds gelés, de la froidure

Des vents qui gercent et coupent la peau

A peine protégée de quelques oripeaux

Saison de misère, de rations et de faims

Trêve d'un soir, sans trompette ni tambour

On ne rêve plus, le combat reprendra demain

Alors, l'on prie toujours un Dieu... sourd

 

Printemps

Saison des amours sans amour et des lettres perdues

Des appels au secours, des fiançailles rompues

Des femmes trop seules et des tromperies

Des enfants naissant trop loin, des jalousies

Saison de la vie qui ne se montre plus

D'une nature carnivore qui dévore le poilu

Des paysages lunaires où seule la mort pousse

On n'appelle plus Dieu à la rescousse

 

Je ne vivrai pas assez

Pour vous conter un nouvel été

A mon tour de tomber au champ d'honneur

Sous l'œil amusé d'un Dieu menteur

Alors ces mots écrits dans la boue

Je vous les dédie, ils sont pour vous

Ils ont la force d'une vie d'autant plus intense

Qu'elle tutoyait l'abîme et quand j'y pense

Elle dévisageait la mort à longueur de secondes.

J'espère simplement m'être battu pour un meilleur monde

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La martin(e)  (Nos compositions) posté le lundi 29 novembre 2010 00:32


Notre dernier morceau! Il manque encore quelques petits trucs, mais ça donne toujours une idée.

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